En
matière musicale, et même si c’est une banalité
de plus à dire, il est vrai que mes goûts sont très
hétéroclites :
de la musique classique et essentiellement baroque (RAMEAU, COUPERIN, VIVALDI,
SCARLATI, PURCELL, BACH, etc.), je puis passer à ... de la musique
dite folklorique avec Warda EL DJAZAÏRIA ou IDIR ou encore à
des valeurs « sûres » telles que les BEATLES, NOIR DESIR,
MORISSEY, Paolo CONTE, Joan BAEZ, Jane BIRKIN, et autre Léonard COHEN.
Et
si j’écoute surtout de la chanson française dite engagée
(Francesca SOLLEVILLE, Catherine RIBEIRO, Serge & Nicolas REGGIANI,
BARBARA etc.), n’allez pas croire pour autant que les BLUR, U2, St
GERMAIN ou GOTAN PROJECT & PINK MARTINI me sont inconnus !
Il y a un peu de tout dans la discothèque d’MTD !
De l’Opéra
(HAENDEL & ROSSINI notamment), beaucoup de clavecin mais aussi de la
musique électronique…
Mais il existe dans ce « lot » quelques chanteuses
préférées que je vous invite à
découvrir.
Il s'agit de deux cantatrices lyriques, de trois chanteuses engagées
ainsi que d'une diva orientale :
PS
: à propos de cantatrices, n'oubliez pas de consulter le projet dirigé
par votre serviteur : " DROIT
& OPERA "

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La soprano,
Maria BAYO
Maria
Bayo, née à Fitero (Navarre), a fait ses études
lyriques au Conservatoire de Pampleune (Espagne) puis à la Hochschule
Für Musik Westfalen Lippe de Detmolt (Allemagne). Elle remporte
de nombreux grands prix et après le Premier Prix du grand Concours
International de Vienne elle commence sa carrière internationale.
1989 Elle rencontre Teresa Berganza qui lui prodigue
ses conseils pour l'approfondissement de son art. 1991
Débuts à la Scala de Milan dans le rôle de Musetta
(La Bohème de Puccini). 1997 Débuts au
Metropolitan de New-York dans le rôle de Zerlina (Don Giovanni
de Mozart). 1998 Invitée par le Festival de Salzburg pour jouer
le rôle de Cherubin (Noces de Figaro de Mozart), elle àrticipe
depuis à chaque nouvelle saison de Salzbourg. Elle participe
aux deux saison suivantes: elle est Zerlina dans Don Giovanni (1999)
et Despina dans Così fan Tutte (2000). 1999
Elle remporte un triomphe absolu lors de l'ouverture du nouveau Liceu
de Barcelona dans l'opéra Turandot de Puccini (Liù) suivi
par ses débuts remarqués à l'Opéra de San
Francisco dans le rôle de Mimì.
2000 Récitals
en France et en Espagne avec le Cappriccio Stravagante (Haendel) ou
le pianiste Brian Zeger (mélodies et lieder). Elle est Rosina
du Barbier de Séville à Génève, Susanne
des Noces de Figaro à Barcelone, Despina dans Così fan
tutte à Salzbourg sous la direction de Claudio Abbado, Manon
à Madrid. Les plus grandes scènes internationales (Staatsoper
de Hambourg, Scala de Milan, Staatsoper de Berlin, La Monnaie de Bruxelles,
Covent Garden de Londres, Teatro Colon de Buenos Aires, Metropolitan
de New-York) l'invitent pour incarner des héroïnes aussi
diverses que la Rosina du Barbier de Séville, l'Amenaïde
de Tancredi, Antonia des Contes D'Hoffmann d'Offenbach, Mélisande
du Pelléas et Mélisande de Debussy, Micaëla du
Carmen de Bizet, etc... C'est auprès des plus grands chefs
d'orchestre et partenaires que Maria Bayo cultive cette divesité:
Sinopoli, Jacobs, Chailly, Sir Colin Davis, Maazel mais aussi Plácido
Domingo avec qui elle défend la musique espagnole. 2002
Maria Bayo a reçu le Prix "Príncipe de Viana",
une des récompenses espagnoles les plus prestigieuses, décernée
par la Comunidad Foral de Navarra, des mains de S.A.R. le Prince Felipe
de Borbón.
2003 et 2004 : Maria Bayo est merveilleuse dans les
airs de Martin y Soler et surtout dans l’Antigone de Traetta
dirigée par Christophe Rousset (Les Talens Lyriques). Je
l’ai vue à Montpellier en mars puis au Châtelet
(Paris) en juin et j’en suis encore …
tremblant !
Une
page du présent site est consacrée à la diva
...
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Merci à l'autre Diva qui
m'a permis
d'avoir le présent autographe ...
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La mezzo soprano,
Marilyn HORNE
Une des cantatrices
les plus renommées, la mezzo-soprano américaine Marilyn
Horne s’est forgée une réputation d’excellence
à travers l’interprétation des rôles les plus
exigeants. Couverte d’honneurs dans son pays et ailleurs, elle
a reçu, entre autres, la National Medal of the Arts et fut nommée
Kennedy Center Honoree par le président Clinton, Commandeur de
l’Ordre des Arts et des Lettres de la République française
et Commendatore al Merito della Repubblica Italiana. Elle a même,
la première, obtenu en 1982 une récompense de la fondation
ROSSINI l’honorant en tant que « plus grand chanteur de
Rossini dans le monde ». Née le 16 janvier 1934, à
Bradford, Pennsylvanie, elle a étudié l’art lyrique
à l'Université de la Californie méridionale avec
William Vennard et à l'académie de musique de l'ouest
avec Lotte Lehmann. En 1954 elle fait son entrée à l'opéra
de Los Angeles avec le rôle d’Hata dans la fiancée
vendue de Bedrich Smetana. Ses débuts à La Scala de Milan
ont lieu en 1969 dans Oedipus Rex d'Igor Stravinsky. En 1970 elle est
à l'opéra métropolitain de New York comme Adalgisa
dans Norma de Bellini.
Connue pour sa flexibilité vocale et un aigu toujours exceptionnel,
Horne s’est essentiellement consacrée aux rôles de
mezzo et à ceux, originels, des castrats rossiniens. Il faut
l’écouter s’amuser avec la partition du Barbier de
Séville et en livrer une interprétation unique. Dans Tancrède
elle est divine, dans l’Orlando (de Vivaldi comme d’Haendel),
elle sublime toutes les autres interprétations.
Marilyn Horne est la plus grande cantatrice lyrique au monde :
elle joue, elle vit, elle EST !
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A piena voce,
Francesca SOLLEVILLE
Il ne m'est pas du tout
aisé de présenter en toute objectivité celle que
je considère aujourd'hui comme étant ma troisième
nonna.
Francesca est une femme
comme on en rencontre peu : militante, passionnée, généreuse,
à l'écoute, et avec une voix à soulever des montagnes.
Elle a été accompagnée par les plus grands, aussi
ne pourrais-je vous cacher le plaisir que j'ai eu (et le privilège)
de pouvoir (en avril dernier) chanter à ses côtés.
Egrainons quelques dates :
1960 / 1970 : Cabarets de la rive gauche (l'Ecluse,
la Colombe, le Port du Salut, la Contrescarpe…); tournées
avec Jean FERRAT; passage à Bobino; Tournée aux Etats-Unis.
1970 / 1980 : Tournées à l'étranger et
spectacles avec MOULOUDJI : Aristide BRUANT, la Commune en chantant
etc…
1980 / 1990 : Tournées en province et à l'étranger
ainsi que deux spectacles musicaux: « Et pourquoi pas chanteuse
? » (dir. PENCHENAT) et « Musique ! Citoyennes
! » (1989 dir. GUIHARD).
1991: tournée au Québec (spectacle ARAGON).
1992 : Quinze tours de chant consacrés à Aristide
BRUANT et à l'époque de TOULOUSE LAUTREC. Cabaret Marin
à l'Athénée (dir. JOUANNEAU).
1995 : Spectacle AL DENTE (dir. ROSNER).
1999 : Préparation d'une intégrale, d'un album
et d'un spectacle : quarante ans de chansons.
2000 / 2008 : Sorties de ses derniers albums : «
Grand frère, petit frère », « Tournée
au Japon » ; « On s’ra jamais vieux
» et « Donnez-moi la phrase ».
On notera la parution, chez Christian Pirot, (mars 2004) d’une
biographie précisément nommée : a piena
voce !
Une page du
présent site sera bientôt consacrée à la
diva populaire ... bientôt :-) !
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Passionaria,
Catherine RIBEIRO
Catherine est une interprète
avant tout : une comédienne, une actrice ! Comme Marilyn Horne
elle vit ses textes tellement et pleinement qu'on ne peut y être
insensible. Elle chante FERRE, PIAF, SYLVESTRE, et tant d'autres avec
amour, passion et vie ! Mais plutôt qu'un long discours sur RIBEIRO,
qui fut vraisemblablement la première chanteuse à me procurer
(sic) autant d'émotions, je vous laisse lire ce poème
écrit par mon père en 1995 après que nous ayions
en famille assisté (aux Bouffes du Nord) à un
récital de Catherine :
Braise
Embouteillage
sur le périphérique et dans la région du cœur
à l’approche du théâtre. Rouge et gris,
le théâtre est moulé à l’ancienne.
Des gens assis en rond, à parler fort en l’attendant.
Et puis le silence avant la houle qui se lève quand elle entre
dans le cercle. Et tout de suite sa voix qui vous transperce et vous
embarque. Au bout du rêve, au bout du monde. Mélange
d’eau et de feu, tour à tour murmure, étincelle,
torrent, incendie, fleuve, brasier, tempête . . . le
cœur qui vrille, les yeux qui brillent. Un oiseau de
race : l’œil noir, les cheveux de jais, la patte repliée
façon flamant rose ou héron à l’affût.
Bienheureux les poètes qui l’ont rencontrée :
son cri d’amour lance leurs chansons plein volume jusqu’à
des balcons qui touchent le ciel. La voilà qui donne encore
et se donne sans calcul, qui se casse en deux et s’abandonne
au plaisir de vivre. Délaissant un instant les violons, les
percussions, le piano, ses musiciens l’applaudissent . . . Elle
vient les embrasser. L’amour est contagieux.
Elle sourit comme en s’excusant du bonheur partagé. La
salle est debout. Elle revient seule pour un ultime cadeau. C’est
Cadou qui disait « on ne guérit pas de son enfance ».
Chacun repart affronter les embouteillages du quotidien avec un petit
peu plus de braise au fond du cœur.
Récemment (janvier
2008) "la" RIBEIRO a donné un très beau et très
troublant récital "revival" où elle ré
interprétait les succès de Ribeiro / Alpes au Bataclan
(Paris).
J'ai eu la chance d'y
aller avec l'une de mes amies les plus chères.
Un moment magnifique. magique.
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L'échappée belle ... de Michèle
BERNARD
On la dit discrète,
faut dire qu'elle n'a pas vraiment le choix. Depuis ce départ
fulgurant, en 1978, où on la sacra "découverte de
l'année" au Printemps de Bourges, les projecteurs du show-biz
ne sont plus braqués sur Michèle Bernard. Elle s'en fiche,
on le déplore. Parce que la copine de Ferré, l'amoureuse
de Louise Michel, la frangine des grandes dames de la chanson (Fréhel,
Damia ou Piaf), comme ses comparses amoureux des sarabandes, fait du
bien. Surtout quand elle invite chacun d'entre nous à graver
dans nos têtes de linotte quelques notes, un petit refrain pour
aller bien. Dommage que les ondes des radios et les plateaux guimauve
des télés nous privent de cette voix, de ces textes tantôt
rageurs, tantôt tendres et enfantins. Qu'importe : cette artiste
a monté des spectacles de théâtre chanté,
joué dans des comédies musicales pour enfants, composé
et enregistré des albums, promené son accordéon
vingt-cinq ans durant sur les routes de la chanson française.
Dans son dernier spectacle,
Une fois qu'on s'est tout dit, Michèle Bernard s'est entourée
de trois excellents musiciens : Jean-François Baëz à
l'accordéon, Pascal Berne à la contrebasse et Bruno Sansalone
aux clarinettes. Sa voix claire, mélodieuse, monte en force pour
dénoncer les "usines à chagrin", tournoie pour
célébrer les amours de fête foraine ou boude comme
une gamine capricieuse. Une fois qu'elle a tout dit et qu'on a les yeux
bien rougis, il ne reste plus qu'à aller boire des coups.
(Libération, 21
février 2002)
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La diva algéroise,
Warda (EL DJAZAÏRIA)
La plus grande cantatrice
actuelle du Monde arabe est née à Puteaux (1940), près
de Paris d’un père algérien originaire de Souk Ahras
(à l’Est du pays) et d’une mère libanaise. Sa
carrière débute très tôt, en 1951, comme présentatrice
de l’émission enfantine qu’Ahmed Hachelaf produisait
à la RTF. Elle chantera ensuite au Tam Tam, la boite que son père
possède au Quartier Latin, jusqu’en 1958, date où
elle fut contrainte, de se réfugier à Beyrouth tout en continuant
à interpréter des chansons militantes. Elle retrouve le
pays après l’indépendance, se marie, se consacre à
sa famille jusqu’au moment où le président Boumediène
la relance en 1972.
Elle entame la deuxième partie de sa fabuleuse carrière
en rejoignant l’Egypte où elle travaille avec les plus compositeurs
et se hisse très vite au tout premier rang de la chanson arabe
qu’elle occupera trois décennies durant. Elle est la seule
interprète arabe à pouvoir dépasser les frontières
linguistiques et musicale du Monde arabe du Golfe à l’Atlantique.
Celle qui est considérée comme la reine du « tarab
», un des styles musicaux les plus authentiques basé sur
le registre émotionnel, n’a pas peur de prendre des risques,
de les assumer et de les dépasser. Son répertoire alternant
au gré de l’actualité, mélodies d’amour
et chants patriotiques, comprend près de 300 chansons. Warda eut
un parcours à la mesure de son appartenance au patrimoine universel,
tout en symbolisant la complémentarité entre le Maghreb
et le Machreq, les deux versants du monde arabe.
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